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La gestion du Bugdet avec Social Inter !

17 octobre : Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Chaque année, lors de cette journée, pourquoi ne pas parler des travailleurs qui, même s’ils perçoivent des revenus liés au travail, sont parfois dans des situations extrêmement précaires. Depuis de nombreuses années, avoir un emploi ne protège pas toujours de la pauvreté. Celle-ci est une atteinte aux droits de l’Homme puisqu’elle engendre privations et souffrances. De plus, elle empêche souvent de bénéficier et de faire valoir ses droits, entraine préjugés et exclusion et a un effet considérable sur la qualité de vie.

Quand travailler ne suffit plus pour (sur)vivre, que peuvent faire les entreprises ?

A l’écoute des DRH, le sujet des problématiques budgétaires des salariés est prépondérant, provoquant chez eux un sentiment d’impuissance.
En effet, ce problème touche la sphère personnelle et il est compliqué pour l’employeur d’agir.
Cependant, il a un impact fort sur l’entreprise : les GAP ou les personnels s’occupant de la paie se retrouvent à gérer les saisies sur salaire ou les demandes d’acomptes. Parfois, elles s’accumulent et se répètent sans cesse.
Pour les salariés, les préoccupations générées par les difficultés financières engendrent un manque de concentration, une irritabilité, du stress et un manque de sommeil. L’état de santé du salarié peut alors être altéré voire dégradé, tout comme sa situation familiale.
De manière plus indirecte mais non moins symptomatique, le collectif s’en trouve également affecté. Cela peut aller jusqu’à une dégradation du climat social, entrainant de l’absentéisme, du turn over…

Les causes sont multiples et n’incombent pas directement à l’entreprise. En effet, la solution n’est pas aussi simple que l’augmentation des salaires. Pour preuve, les difficultés budgétaires impactent tous les niveaux de rémunération, tous les milieux sociaux, toutes les catégories socio-professionnelles même si les impacts diffèrent selon les situations.

Alors, comment agir ?

Le service social du travail est LA solution. L’objectif de ses interventions est de prévenir ces situations pour les éviter.  La démarche, pour être efficace, s’inscrit sur du long terme et doit considérer 3 niveaux de prévention en s’appuyant sur les partenaires internes à l’entreprise : DRH, GAP, CSE, managers de proximité…

L’accompagnement individuel

1. L’envoi de courrier de mise à disposition du service social au domicile du salarié

La situation existe déjà. Nous convenons avec nos partenaires RH de la mise en place de cet outil dans les situations décidées ensembles. Il s’adapte à l’entreprise, son contexte, ses enjeux, la typologie de ses salariés :

  • Demandes d’acompte, saisie arrêt sur salaire, arrêt de travail…
  • Les critères peuvent être : dès la première demande, au bout de la troisième demande ou pour les arrêts : lors du troisième arrêt perlé ou après 30 jours d’arrêt afin d’anticiper la baisse de revenus, si celui-ci se prolonge, et prévenir la dégradation de l’équilibre budgétaire

L’objectif est de tendre une main vers le salarié qui pourra alors saisir le service social.

2. L’entretien individuel

Que ce soit à la suite de la réception d’un courrier de mise à disposition, à l’orientation d’un RH, élu, manager… le salarié rencontre l’assistant(e) social(e) VOLONTAIREMENT. L’assistant(e) social(e) du travail accompagne, soutient et favorise l’autonomie ; son intervention ne peut être réalisée dans le cadre d’une injonction. Le salarié doit en faire la demande pour favoriser son adhésion au plan d’action qui lui sera proposé et pour lequel il est concerté.
La première étape pour l’assistant(e) social(e )sera d’accueillir la parole, l’émotion : l’engrenage est « sans pitié » : factures impayées, relances majorées, appels incessants des sociétés de recouvrement, courriers de mise en demeure s’accumulant et que l’on finit par ne plus vouloir ouvrir, angoisses de ne plus pouvoir faire face à ses besoins primaires et ceux de sa famille ; mais encore risque de perte du logement, de ne plus être en capacité de payer la cantine des enfants ou l’assurance et les pannes de la voiture, l’huissier qui tambourine à la porte… Et puis le regard des autres !

Le salarié, souvent et avec bonne foi, s’engage sur des échéanciers qu’il ne peut respecter ou qui génère de nouveaux impayés…
L’assistant(e) social(e) du travail, en toute bienveillance, et par l’écoute active, va évaluer la situation dans sa globalité, et petit à petit, amener le salarié à objectiver sa situation. Son expertise lui permettra de proposer des solutions plus adaptées dans l’objectif de stabiliser le budget du salarié et lui permettre de retrouver une stabilité financière. Cela peut prendre du temps, il est primordial de respecter la temporalité de la personne.

Les causes de difficultés financières sont multiples :

  • Mauvaise gestion budgétaire : gérer son budget n’est pas inné, cela s’apprend… « Déshabiller Paul pour habiller Jacques » est rarement la bonne solution même si la démarche est faite avec sincérité. Anticiper ses dépenses, les prioriser et envisager l’achat d’un nouveau téléviseur en fonction de son reste à vivre par exemple…
  • Accident de parcours : la panne de voiture, l’arrêt maladie, la perte d’un emploi impactent le budget et c’est parfois l’engrenage…
  • Mauvaises stratégies : le choix d’un loyer moins cher mais très éloigné du lieu de travail qui engendre des coûts de trajet qui suffisent à déséquilibrer le budget familial
  • Addiction inavouée : les jeux d’argent, la drogue, des achats compulsifs avec le recours aux crédits à la consommation…

Le salarié, « pris à la gorge » cherche une solution à court terme : un prêt, une aide financière, une demande d’acompte… et il lui est souvent très difficile de faire appel à une aide extérieure, par peur du jugement.

L’assistant(e) social(e), un appui pour la gestion de son budget !

La mission de l’assistant(e) social(e) du travail est d’accompagner la personne à la résolution pérenne de sa situation par un accompagnement éducatif budgétaire tout d’abord. Puis, ou en plus des aides légales et extra légales, cela peut passer par le montage d’un dossier de surendettement qui permet de recenser l’ensemble des dettes et de négocier avec les créanciers un échelonnement viable pour la personne.
Ces accompagnements prennent du temps et nécessitent de lever les freins psychologiques, de rassurer et d’encourager pour que la personne s’inscrive dans du long terme.

Sensibilisation du collectif

1. Les managers de proximité : des acteurs de prévention

En première ligne et souvent dépourvus, les managers se mettent parfois dans des situations risquées : hébergement d’un membre de l’équipe, prêt d’argent, arrangement des horaires, absences camouflées…
L’assistant(e) social(e) du travail organise un atelier manager, basé sur l’échange entre paires et le co-développement. Avec plusieurs intérêts, le premier est qu’ils se rendent compte qu’ils sont tous confrontés aux mêmes difficultés, on cherche alors à déculpabiliser, et à renforcer la cohésion du groupe. Pour agir il faut d’abord repérer, identifier. L’assistant(e) social(e) forme aux différents symptômes : baisse de performance, erreurs qui se répètent, irritabilité, stratégie d’évitement
Pour ensuite étudier ensemble les solutions : en parler, puis orienter vers le service social. L’objectif étant de préserver sa posture managériale.

2. L’ensemble des salariés

Les difficultés des uns doivent être la préoccupation de tous. Au-delà des valeurs fondamentales qui constituent notre société, l’entreprise joue un rôle majeur dans la prévention des problématiques sociales. Elle doit sans cesse agir pour le maintien dans l’emploi. L’entreprise c’est toutes les personnes qui la constituent.
Les obligations du salarié sont définies par l’article L. 4122-1 du Code du travail. Ainsi « il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail »
C’est pourquoi, l’assistant(e) social(e) du travail met en place des animations qui s’adapte à chaque entreprise : un stand, un jeu, une information collective, un webinaire…
L’objectif est d’abord d’initier le dialogue, de lever les tabous (parler budget relève de l’intime. En France, héritage culturel d’un pays catholique et paysan, parler d’argent est considéré comme « mal élevé », inopportun…). Puis responsabiliser chacun. Nous avons ainsi une chance de toucher les personnes directement concernées. Mais nous avons également plus de chance de toucher la personne qui connait un collègue dans cette situation. Notre rôle est alors de lui donner les outils, pour orienter son collègue vers le service social.

Conseil à l’entreprise

1. Agir sur les dispositifs internes

Le service social accompagne également l’entreprise à la création ou à l’amélioration d’une commission d’aides financières afin d’apporter soutien à ses salariés en difficulté.

2. Agir dans le cadre de la prévention

Par le biais des courriers de mise à disposition du service social ou encore l’orientation systématique de toutes les situations repérées comme à risque et/ou problématiques.

Comment Social Inter vous accompagne ?

Notre équipe pluridisciplinaire composée d’assistante sociales du travail, de psychologues du travail, de médiateurs, d’addictologues et de formateurs vous accompagne. Nous intervenons en conseil à l’entreprise, auprès des managers et des collaborateurs autour de formation ou en accompagnements individuels par exemple.

Social Inter s’appuie sur des valeurs telles que la confidentialité, la bienveillance, le respect et l’écoute active.

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Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter !

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