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L’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle des collaborateurs proches aidants : un enjeu pour les entreprises

Une préoccupation à l’échelle nationale :

Selon la définition du code de l’action sociale et des familles (article 113-1-3): « est considéré comme proche aidant d’une personne âgée son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux, ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne ». Un sondage mené par la Fondation April et BVA* nous précise qu’un Français sur six accompagne quotidiennement un proche en situation de dépendance. De plus la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) estime qu’1 actif sur 4 sera aidant en 2030.

A ce jour, les dispositifs de droit commun existants sont : le congé de proche aidant, le don de congés, le congé de solidarité familiale (fonction publique). Ces éléments confirment la nécessité de prendre en considération cette thématique qui s’inscrit dans les politiques publiques de santé, de la famille, du travail, du logement, et de l’aménagement du territoire.

Vous connaissez les salariés aidants, le service social du travail peut apporter du soutien ! Coopérons pour permettre aux proches aidants de concilier vie personnelle et vie professionnelle.

Concilier son activité professionnelle et l’aide apportée à un proche peut impacter son travail2

Comment accompagner ses collaborateurs proches aidants ? : un défi pour les entreprises

Un salarié proche aidant peut être confronté à des difficultés, tant sur le plan personnel que dans la sphère du travail. Concilier son activité professionnelle et l’aide apportée à un proche peut impacter son travail.

Dans l’entreprise, certains indicateurs sont déjà observés : des retards, des absences imprévues, des demandes de congés spécifiques, des demandes d’aménagement d’horaires… La fatigue peut également traduire des changements de comportements de la part des proches aidants. La charge mentale et physique portée par les aidants, peut engendrer des risques d’isolement du salarié en entreprise, impactant sur le climat social d’un collectif de travail

Les services RH et les managers sont susceptibles de repérer les risques d’épuisement.

En proximité, les managers identifient et peuvent intervenir en orientant le collaborateur vers le service social du travail, qui lui saura apporter le soutien dont le salarié a besoin en termes d’informations.

Comment vous aider ?

Le rôle de l’AST est de faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et personnelle des salariés proches aidants grâce à sa méthodologie d’intervention :

  • Evaluer la situation dans sa globalité, repérer les risques d’épuisement, prévenir l’isolement et la rupture professionnelle
  • Accompagner à court, moyen ou long terme en informant sur les dispositifs de droit commun ou internes à l’entreprise
  • Orienter vers les partenaires internes (référent handicap, médecine du travail, psychologue du travail) et externes (mutuelle/prévoyance, services de santé publique, Conseil départemental, Maison départementale des personnes en situation de handicap, services d’aides à domicile, services sociaux de secteur, centres locaux d’information et de coordination, associations…)

L’AST peut coordonner conjointement avec l’équipe de direction, des actions collectives. S’appuyer par exemple sur la journée nationale proche aidant du 06 Octobre peut permettre de sensibiliser tous les acteurs de l’entreprise (collaborateurs, managers et direction) sur cette la thématique des « proches aidants ».

*Société d’études et conseil

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter !

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